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ceci n'a rien à faire ici, ça ne concerne pas la SNCF
Adressez vous au ministère desv transports/développement durable...

rord77

rord77
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Date
27 Jan 08 à 12h25

@ rord77

La question est posée à M.Eric F expert en développement durable, je pense qu'il a également son mot à dire.

William MAURIN

William MAURIN
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Date
28 Jan 08 à 11h51

Bonsoir à tous,

Je partage l'avis de William.
Je suis un utilisateur très fréquent de la ligne Paris-Limoges, et je suis surpris de voir se développer des trains de fret passés à la concurrence (Eurocargorail je crois), tractés, tout du moins sur le trajet français, par des diesels alors que les trains roulent sur un itinéraire entièrement électrifié.

Même si çà ne concerne pas la SNCF, elle pourrait peut être soit tenter de récupérer le marché en mettant en avant sa capacité de traction électrique, soit intervenir directement auprès du ministère chargé du développement durable.

Jean-Luc

Jean-Luc
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Date
04 Fév 08 à 22h30

C'est vrai que c'est choquant, et que sur ce plan le Ministère des transports et du développement durable pourrait tenter quelque chose: une taxe carbone par tonne/km pour les convois diesel fréquentant les lignes electrifiées, CELA pour les longues distances.
(On ne devrait pas s'occuper du fret de proximité qui utilise des itinéraires mixtes.)

Berlo

Berlo
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Date
06 Fév 08 à 16h15
Archivé

Bonjour,
Votre question est pertinente et mérite un mot sur ce qui se passe actuellement dans le fret ferroviaire en France et en Europe.
Depuis 2006, des entreprises concurrentes de la SNCF assurent des trains de fret. Elles utilisent beaucoup plus le diesel que Fret SNCF, qui fait délibérément le choix du développement durable à travers une très forte proportion de traction électrique.
Ceci dit, la traction diesel reste nécessaire. Pourquoi ?
En France, un peu moins de la moitié des lignes est électrifiée. Et même sur ligne électrifiée, le dernier kilomètre (ou hectomètre) pour amener les wagons chez les clients doit souvent être effectué en traction diesel (90 % des installations terminales ne sont pas électrifiées).
Pour couvrir ce dernier kilomètre, toutes les entreprises ferroviaires possèdent des locomotives diesels, et Fret SNCF n’échappe pas à la règle. Ces diesels doivent respecter des normes européennes de rejets de plus en plus strictes.
S'il faut engager une locomotive diesel pour le dernier kilomètre, il s’avère souvent plus efficace de lui faire tirer le train de bout en bout. En effet, gérer des échanges de locomotives est coûteux en personnel et immobilise des locomotives, allonge le temps de trajet et diminue la fiabilité (chaque rendez-vous peut être raté). Une grande partie de l’efficacité économique de nos concurrents vient de leur utilisation intensive des locomotives diesels, même “sous caténaire”.
Cette situation apparemment peu rationnelle est quand même bénéfique à la collectivité : certains de ces trafics viennent de la route, beaucoup plus polluante, et l'ouverture du marché attire au rail des entreprises qui craignaient jusque là le monopole SNCF.
Heureusement pour l'environnement, les plus grands sites d'origine ou de destination des trafics lourds (usines, terminaux à conteneurs, ports), et les lignes qui les desservent sont généralement électrifiés.
Et le modèle «tout diesel» a ses limites : les locomotives électriques sont deux à trois fois plus puissantes, elles nécessitent moins d’entretien et n’ont pas à faire le plein ! On arrive ainsi à un coût de traction par tonne nettement inférieur en électrique.
Fret SNCF profite à plein de cette situation et assure aujourd’hui près de 90 % de son trafic en traction électrique ! Et ce qui ne trompe pas, nos concurrents possèdent déjà des locomotives électriques et en ont commandé aux constructeurs.
Ce qui pourrait accélérer ce recours à la traction électrique, plus propre ? D’abord la demande des clients eux-mêmes : ils font désormais des «bilans CO2» et Fret SNCF leur propose de les aider à mesurer l’impact de leurs transports. Et bien sûr, la politique publique d’électrification des lignes et d’aide à l’électrification des installations terminales.
Votre locomotive diesel nous a entraînés un peu loin, mais c'est normal, car tout change vite dans le Fret aujourd'hui.
Jean-Claude


Jean-Claude

Jean-Claude
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Date
11 Fév 08 à 14h51
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Archivé

Bonjour,
Votre question est pertinente et mérite un mot sur ce qui se passe actuellement dans le fret ferroviaire en France et en Europe.
Depuis 2006, des entreprises concurrentes de la SNCF assurent des trains de fret. Elles utilisent beaucoup plus le diesel que Fret SNCF, qui fait délibérément le choix du développement durable à travers une très forte proportion de traction électrique.
Ceci dit, la traction diesel reste nécessaire. Pourquoi ?
En France, un peu moins de la moitié des lignes est électrifiée. Et même sur ligne électrifiée, le dernier kilomètre (ou hectomètre) pour amener les wagons chez les clients doit souvent être effectué en traction diesel (90 % des installations terminales ne sont pas électrifiées).
Pour couvrir ce dernier kilomètre, toutes les entreprises ferroviaires possèdent des locomotives diesels, et Fret SNCF n’échappe pas à la règle. Ces diesels doivent respecter des normes européennes de rejets de plus en plus strictes.
S'il faut engager une locomotive diesel pour le dernier kilomètre, il s’avère souvent plus efficace de lui faire tirer le train de bout en bout. En effet, gérer des échanges de locomotives est coûteux en personnel et immobilise des locomotives, allonge le temps de trajet et diminue la fiabilité (chaque rendez-vous peut être raté). Une grande partie de l’efficacité économique de nos concurrents vient de leur utilisation intensive des locomotives diesels, même “sous caténaire”.
Cette situation apparemment peu rationnelle est quand même bénéfique à la collectivité : certains de ces trafics viennent de la route, beaucoup plus polluante, et l'ouverture du marché attire au rail des entreprises qui craignaient jusque là le monopole SNCF.
Heureusement pour l'environnement, les plus grands sites d'origine ou de destination des trafics lourds (usines, terminaux à conteneurs, ports), et les lignes qui les desservent sont généralement électrifiés.
Et le modèle «tout diesel» a ses limites : les locomotives électriques sont deux à trois fois plus puissantes, elles nécessitent moins d’entretien et n’ont pas à faire le plein ! On arrive ainsi à un coût de traction par tonne nettement inférieur en électrique.
Fret SNCF profite à plein de cette situation et assure aujourd’hui près de 90 % de son trafic en traction électrique ! Et ce qui ne trompe pas, nos concurrents possèdent déjà des locomotives électriques et en ont commandé aux constructeurs.
Ce qui pourrait accélérer ce recours à la traction électrique, plus propre ? D’abord la demande des clients eux-mêmes : ils font désormais des «bilans CO2» et Fret SNCF leur propose de les aider à mesurer l’impact de leurs transports. Et bien sûr, la politique publique d’électrification des lignes et d’aide à l’électrification des installations terminales.
Votre locomotive diesel nous a entraînés un peu loin, mais c'est normal, car tout change vite dans le Fret aujourd'hui.
Jean-Claude


Jean-Claude

Jean-Claude
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Date
11 Fév 08 à 14h51
nouveau
Date
25 Jan 08 à 13h09

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