On peut en effet se poser la question du coût réel de la maintenance préventive.
Sur le réseau Transilien il n'y a pas une seule journée sans problème lié aux pannes d'infrastructures, d'équipements ou encore de matériels roulants. Aussi longtemps que ces problèmes ne touchaient que le réseau banlieue on n'en entendait peu parler, et seule la presse locale s'en faisait l'écho. Maintenant que ces pannes à répétition s'étendent au TGV, fleuron de la SNCF, les médias nationaux commencent à en parler et alors même Guillaume Pépy est au courant. Il s'en émeut et déclare lancer une grande campagne de vérifications tout azimut des caténaires. Ce n'est qu'un aspect des problèmes mais certainement le plus spectaculaire pour le citoyen moyen.
Il faudrait s'interroger combien coûte réellement une maintenance préventive organisée par rapport à des réparations "quand ça casse". Il faut en effet additionner plusieurs chiffres:
- le coût de la réparation,
- en temps perdu
- en manque à gagner et pénalités.
Ma question est donc de savoir pourquoi RFF n'a pas de politique de maintenance préventive de ses infrastructures efficace et de même pour la SNCF pourquoi les matériels roulants ne font pas l'objet de visites de maintenance préventive planifiées. Au final tout ce manque d'anticipation coûte très cher à la compagnie.
Un autre point passé sous silence est la certification qualité de l'entreprise. L'aspect maintenance préventive (la maîtrise des moyens) fait partie des exigences de la norme, alors comment, dans ces conditions, prétendre à une certification?
Toujours pas de réponse, pourtant d'un aveu même de la direction de la sncf : "Nous faisons du bricolage depuis dix ans, du coup, nous payons le prix fort aujourd'hui"
et on a même pu lire que "Notre réseau n'est pas en état pour accueillir la concurrence, admet un cadre de la SNCF. Nous devons le remettre rapidement en état, car la libéralisation va entraîner une hausse importante du trafic"
ce qui me laisse très inquiet sur l'état global du réseau. Les incidents de caténaire encore, c'est pas trop grave. Que ce passera-t-il si un organe de sécurité venait à être défaillant ? Doit-on attendre qu'il y ait des morts pour réagir ?
Michel Gosse