Lu sur le net :
"[...]Début février, certains passagers du train Bourg-Saint-Maurice/Paris ont du changer de wagon pour laisser leur place aux membres de la famille royale. La SNCF rejette toute suspicion de favoritisme.
[...]
En dépit des protestations, les passagers (40 étaient concernés selon le Canard), dont deux femmes enceintes, ont dû s'exécuter et rejoindre un autre wagon de première classe à l'autre bout du train. À Chambéry, où aucun arrêt n'était initialement prévu, les membres de la famille royale saoudienne et leur suite ont pu monter à bord à la faveur d'une «escale technique».
Interrogé sur le fait de savoir si un passager enjoint de changer de place est tenu d'obtempérer, le service de presse de la SNCF peine à donner une réponse définitive. «Théoriquement on n'a pas le droit d'imposer un changement de place mais généralement, il n'y a pas de problème. On procède avec courtoisie et on tente de trouver une solution avec les voyageurs incommodés». Pourtant, selon le Canard Enchaîné, le contrôleur aurait tenu ce discours aux passagers : «Si vous ne descendez pas, le train ne repartira pas et la police viendra vous faire sortir!»"
Un arrêt non prévu pour faire monter la suite royale, 40 personnes déplacées dont 2 femmes enceintes, surement du monde avec pas mal de bagages (vacances d'hiver) qui a bougé... Comment la SNCF peut elle dire qu'il n'y a pas eue de favoritisme ?
Allez également voir ma question sur le même sujet
Bonsoir,
Je passe la parole à Jean-Paul sur ce sujet :
« Les informations parues dans la presse sur le TGV 6532 Bourg St Maurice – Paris sont incomplètes. Nous avons tenté d’expliquer à la presse ce qui s’est réellement passé mais sans succès ! Déplacer quelques voyageurs pour permettre de répondre favorablement à la demande d’un groupe n’est pas une procédure exceptionnelle.
Il arrive ponctuellement au Centre de voyage en groupe de la SNCF d’organiser le déplacement de quelques voyageurs afin de satisfaire la demande d’un groupe. Les commerciaux de ce Centre peuvent, grâce aux réservations, visualiser en direct le taux d’occupation d’un TGV. Ils vérifient alors si les voyageurs peuvent être reclassés dans une autre voiture et dans la même classe.
C’est ce qui a été fait ce samedi 2 février. Environ 30 voyageurs avaient réservé dans les 2 voitures de tête de 1ère classe (ces 2 voitures duplex comptent environ 120 places) et il existait à l’arrière du train le nombre de places disponibles en 1ère classe. Vu le faible taux d’occupation des 2 voitures de tête, le Centre de voyage en groupe a jugé l’opération possible. Cette procédure peut nous être demandée ponctuellement par des associations ou des comités d’entreprise. Notre objectif est d’essayer de satisfaire les demandes et de remplir le train quel que soit le groupe, qu’il s’agisse de la famille royale saoudienne ou de l’Association sportive X ou Y. Les places ont bien sûr été facturées au plein tarif.
Il est faux de dire que ce TGV a été arrêté spécialement à Chambéry et qu’il était devenu prioritaire jusqu’à Paris parce que la famille royale était à bord. D’une part la famille royale est montée à Moutiers, gare d’arrêt normale de ce train. D’autre part, ce train a bien eu un arrêt technique à Chambéry comme tous les TGV sur ce parcours pour changement de conducteur. Enfin, le TGV accusait un retard de 18 mn au départ de Chambéry et est arrivé à l’heure à Paris car, comme pour tous les trains en retard, il est possible de le rattraper en ligne (c’est ce que nous appelons la marge de régularité d’un train). Famille royale ou pas à bord, la même procédure aurait été appliquée.
Voilà la réalité, la presse ne dit pas toujours toute la vérité. Si nous avions appliqué cette procédure ce samedi 2 février pour une association X ou Y, les médias auraient-ils été intéressés ?
Nous regrettons bien évidemment les désagréments que cela a pu causer à certains de nos passagers.
Jean-Paul, Direction de la Communication SNCF »
Eric
Bonsoir,
en voir +Je passe la parole à Jean-Paul sur ce sujet :
« Les informations parues dans la presse sur le TGV 6532 Bourg St Maurice – Paris sont incomplètes. Nous avons tenté d’expliquer à la presse ce qui s’est réellement passé mais sans succès ! Déplacer quelques voyageurs pour permettre de répondre favorablement à la demande d’un groupe n’est pas une procédure exceptionnelle.
Il arrive ponctuellement au Centre de voyage en groupe de la SNCF d’organiser le déplacement de quelques voyageurs afin de satisfaire la demande d’un groupe. Les commerciaux de ce Centre peuvent, grâce aux réservations, visualiser en direct le taux d’occupation d’un TGV. Ils vérifient alors si les voyageurs peuvent être reclassés dans une autre voiture et dans la même classe.
C’est ce qui a été fait ce samedi 2 février. Environ 30 voyageurs avaient réservé dans les 2 voitures de tête de 1ère classe (ces 2 voitures duplex comptent environ 120 places) et il existait à l’arrière du train le nombre de places disponibles en 1ère classe. Vu le faible taux d’occupation des 2 voitures de tête, le Centre de voyage en groupe a jugé l’opération possible. Cette procédure peut nous être demandée ponctuellement par des associations ou des comités d’entreprise. Notre objectif est d’essayer de satisfaire les demandes et de remplir le train quel que soit le groupe, qu’il s’agisse de la famille royale saoudienne ou de l’Association sportive X ou Y. Les places ont bien sûr été facturées au plein tarif.
Il est faux de dire que ce TGV a été arrêté spécialement à Chambéry et qu’il était devenu prioritaire jusqu’à Paris parce que la famille royale était à bord. D’une part la famille royale est montée à Moutiers, gare d’arrêt normale de ce train. D’autre part, ce train a bien eu un arrêt technique à Chambéry comme tous les TGV sur ce parcours pour changement de conducteur. Enfin, le TGV accusait un retard de 18 mn au départ de Chambéry et est arrivé à l’heure à Paris car, comme pour tous les trains en retard, il est possible de le rattraper en ligne (c’est ce que nous appelons la marge de régularité d’un train). Famille royale ou pas à bord, la même procédure aurait été appliquée.
Voilà la réalité, la presse ne dit pas toujours toute la vérité. Si nous avions appliqué cette procédure ce samedi 2 février pour une association X ou Y, les médias auraient-ils été intéressés ?
Nous regrettons bien évidemment les désagréments que cela a pu causer à certains de nos passagers.
Jean-Paul, Direction de la Communication SNCF »